L’Église, c’est plus que ce qu’on croit. Et tant mieux!

Au fait, c’est quoi l’Église? Il vaudrait la peine, un jour, de faire un micro-trottoir à ce sujet. Et qu’est-ce que j’attends pour le faire?

L’Église, c’est…

L’Église, ce peut être d’abord un édifice, au milieu du village, évidemment.

L’Église, c’est une institution confessionnelle : catholique, réformée, orthodoxe, évangéliques (au pluriel, tant la diversité est grande) et j’en passe (pardon…)

L’Église, c’est une communauté composée de ceux qui lui donnent vie par leurs engagements personnels, leur soutien moral et financier (à part les cantons de Genève et Neuchâtel, ils n’ont pas vraiment le choix). Ceux qui y sont mais sans attaches et qui n’ont pas voulu ou pensé la quitter. Ceux qui y restent pour de nombreuses bonnes (ou mauvaises) raisons. Et tous les autres aussi.

L’Église, c’est elle qu’on appelle un jour parce qu’on veut faire baptiser son enfant, bénir son mariage ou dire adieu à un proche.

Ça, c’est celle qu’on voit. Mais ça n’est pas que ça.

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Au micro

Ce lundi matin, mon interview par la radio bilingue Canal3 de Bienne a été diffusée (à écouter, ça dure 5 minutes 22). Malheureusement, il n’est plus disponible dans les archives de la radio. Il s’agissait de répondre aux questions du journaliste Jérôme Favaretto à propos de mes débuts à La Neuveville : premières impressions, activités, projets…

Allô? C’est la radio…

Le premier contact s’est fait par téléphone jeudi matin. La radio s’intéresse à moi parce que je suis (très) actif sur les réseaux sociaux. Je suis pris un peu de court. On discute et je réponds à quelques questions, alors que je suis dans la rue. Des questions pour débroussailler et baliser un peu l’entretien qui sera enregistré dans les murs de Canal3 le lendemain.

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Des pierres. Oui mais de chair !

Qu’est-ce qu’on regarde?

Les images n’auront échappé à personne. Ce lundi soir, tous les projecteurs étaient braqués sur les deux tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris, comme à une autre époque sur les Twin Towers. Les journaux télévisés en ont fait leur une. Cet incident a occupé toute la place, à tel point que l’allocution du chef de l’État a été annulée et reportée à des lendemains flamboyants.

Mais qu’est-ce qu’on regarde au fait ? Qu’est-ce qu’on nous oblige à regarder, à contempler ? Un incendie. Ne sommes-nous pas soudain surpris à être voyeurs ? Pourquoi cet incendie focalise-t-il tous les regards ? Est-ce parce qu’il touche un haut lieu de la religion catholique française ? Est-ce parce que nous sommes au début de la Semaine Sainte ? Est-ce parce qu’on croyait Notre-Dame indestructible, puisqu’elle avait résisté au temps et à ses affres ?

On s’inquiète au passage des risques pour nos édifices religieux. Et si…

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Bonjour, Monsieur le Diacre

Depuis un mois que je suis engagé dans la paroisse de La Neuveville, une chose m’a étonné : le mot « diacre » n’appelle pas de questions… Ou pas encore. Comme si, dans l‘Église réformée Berne-Jura-Soleure, ce ministère était aussi connu et reconnu que celui de pasteur. La lecture de certains textes législatifs m’a prouvé que ce n’est pas si simple… Mais bon.

Monsieur le Diacre, comme Monsieur le Pasteur

Étonnant ? Oui, pour moi qui viens de l’Église réformée évangélique du Canton de Neuchâtel. Chaque fois que je disais : « Je suis diacre », un soulèvement de sourcil annonçait une question : « Et c’est quoi ? » Dans un billet, j’ai montré le malaise qui était le mien devant cette interrogation.

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Grâce à Dieu

Tout est vrai… Tragiquement vrai !

L’histoire, le nom des protagonistes. Tout est véridique. Et même certaines répliques à l’image de « Grâce à Dieu, les faits sont prescrits. » Des mots qui ont soulevé l’indignation et pour cause, on parle d’enfants abusés par certains de ceux à qui ont les a confiés… en toute confiance. Je dis bien : certains.

Le film n’est pas d’abord le procès de l’Église catholique, mais d’un homme. C’est la quête du pardon, la reconnaissance d’une enfance blessée, de conséquences qui ne cicatrisent pas.

Le film, ce sont des parcours de vies mis à nus, écorchés, à chair vive. On n’en ressort pas indemne.

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