Tout se paie… Tout se mérite… Tout est amour… Tout est don!

Passage vers le Creux-du-Van

Texte biblique : Évangile selon Luc 23-33-43.

Tout part d’un texte, d’une maxime, puis d’une autre.

Chers Amis,

Pour le message de ce matin, j’aimerais m’attarder sur deux maximes qui ont nourri ma réflexion. Deux maximes qui ont des allures de jugement définitif et à l’emporte-pièce. La première : « Tout se paie un jour! » Une sentence qui nous fait certainement réfléchir à deux fois avant de nous risquer à prendre des initiatives. Un avertissement qui nous fait plutôt renoncer, parce qu’on n’a pas du tout envie de payer le prix fort.

C’est ce qui m’est venu d’abord à la lecture de l’Évangile de Luc relatant la crucifixion de Jésus : « Tout se paie un jour! » Les enseignements du prophète, les signes de guérison, le fait qu’il parle au nom de Dieu, les risques qu’il pouvait faire courir à la Paix romaine, ses critiques envers des religieux plus attachés à la Loi qu’à l’amour du prochain ont fini par payer : jugement, condamnation, crucifixion. Et comme si tout cela ne suffisait pas, moqueries et blasphèmes des chefs religieux, des soldats et d’un des malfaiteurs pendus aux côtés de Jésus.

C’est peut-être ce que l’histoire a retenu de l’événement de ce jour-là au lieu-dit Le Crâne.

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Grâce à Dieu

Tout est vrai… Tragiquement vrai !

L’histoire, le nom des protagonistes. Tout est véridique. Et même certaines répliques à l’image de « Grâce à Dieu, les faits sont prescrits. » Des mots qui ont soulevé l’indignation et pour cause, on parle d’enfants abusés par certains de ceux à qui ont les a confiés… en toute confiance. Je dis bien : certains.

Le film n’est pas d’abord le procès de l’Église catholique, mais d’un homme. C’est la quête du pardon, la reconnaissance d’une enfance blessée, de conséquences qui ne cicatrisent pas.

Le film, ce sont des parcours de vies mis à nus, écorchés, à chair vive. On n’en ressort pas indemne.

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