La gratuité, tout simplement et rien de plus

Un réveil et des pousses vertes qui croissent

La semaine dernière, nous avons vécu la 4e édition du Théo-Café 99 minutes. C’est une occasion offerte à chacun et chacune prêts à venir discuter et partager à propos d’une citation choisie par les animateurs.

Merci pour la gratuité

Au terme de la soirée qui dure 99 minutes, l’un des participants nous a remerciés d’offrir un vrai lieu de gratuité autour de cette table,  hors des murs institutionnels.

Cette remarque m’est restée et m’a convaincu, s’il était encore besoin, de la pertinence de la gratuité, surtout aujourd’hui, surtout en paroisse. J’ai déjà eu l’occasion de le rappeler dans ce billet. Mais ce soir-là, la remarque venant d’un participant m’incite à « taper sur le clou ».

> Lire aussiChocolat, café et diaconat.

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Santé!

Santé! trois personnes trinquent. On voit leur ombre mais par leur visage.

Il y a quelques jours, nous avons vécu la 3e édition du Théo-Café 99 minutes. Le principe est simple : on se retrouve pour partager un verre, un café ou autre chose tout en discutant librement autour d’une citation. Je pourrais encore apporter du chocolat à grignoter.

Notre dernière rencontre portait sur la prière. Je ne reviens pas sur nos échanges, mais je vous invite à lire une belle approche de l’importance de la prière pour une communauté dans l’excellent billet du pasteur Philippe Golaz.

Au terme de notre « causerie », nous étions d’accord pour dire que l’important, ce n’est pas tant d’avoir des réponses, d’avoir été convaincant, d’être d’accord ou non. L’important, c’est la rencontre.

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En un mot : communiquer

Communication intergénérationnelle au milieu d'une forêt entre un enfant et sa grand-mère

Depuis quelque temps, une interrogation existentielle m’habite: comment donner du sens à mon engagement diaconal là où je suis?

Lire aussi : Le sens de ma vie

Il m’arrive de penser qu’on attend de moi que je remplace le pasteur là où il n’est pas. Et je remarque que, jusqu’à présent, j’ai beaucoup investi dans la communication : articles et billets religieux destinés au journal local, affiches et flyers annonçant des événements, présence sur les réseaux sociaux et mise à jour du site internet, avec initiation au langage de programmation au passage. Toutes des choses qui me paraissent, ou paraissaient, bien éloignées de ma vocation de diacre.

Lire aussi : Je m’voyais déjà

En pourtant… Continuer la lecture de « En un mot : communiquer »

Chocolat, café et diaconat

Le chocolat et le café sont des invitations à la rencontre et au partage. Tous deux sont des occasions de s’arrêter et de prendre le temps, ou son temps, pour s’accueillir, s’écouter, trouver des intérêts communs et favoriser l’échange. De plus, tous deux seraient bons pour la santé. Et je ne parle même pas ici des goûts et saveurs qu’on déguste. Alors pourquoi s’en priver ?

Et le café, c’est encore ce lieu où se côtoient les générations, où sont les gens, par habitude. C’est l’endroit où l’on cause, rompant ainsi sa solitude.

Le diaconat n’est pas très éloigné de tout cela : je le conçois comme une invitation, ou plusieurs, à se rencontrer que ce soit dans le cadre paroissial mais aussi plus largement. Se rencontrer, cela veut dire se reconnaître et se respecter, s’accueillir et s’accepter sans autre condition, parce que le Dieu de Jésus-Christ a accueilli de manière inconditionnelle et nous invite à faire de même. Découvrir ensemble le  goût de la vie, peut-être amer peut-être doux. Il s’agit aussi de prendre du temps pour s’accompagner mutuellement sur un chemin commun à la rencontre de soi et de Dieu. De plus, il se pourrait bien que ce soit bon pour notre santé. Alors pourquoi s’en priver ?

 

Et je me dis que le café et le chocolat pourraient bien m’aider à créer de ces espaces de rencontre, de lancer des invitations et de faire de chaque moment un vrai moment d’humanité, au goût de fraternité et de solidarité.
Car c’est bien à cela que vous comme moi sommes appelés. Pourquoi s’en priver alors ?

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Pas étonnant, dit Dieu

Pas étonnant, dit Dieu, que nous ne parvenions pas à nous rencontrer.

En haut…

Toi l’humain, tu regardes au mauvais endroit. Plus tu t’élèves hors de toi, plus tu t’éloignes de moi. Tu explores l’horizon, l’au-delà du ciel, de l’univers et du cosmos dont tu n’as même pas idée, dans le secret espoir de me rencontrer, dit Dieu.

En bas…

Alors qu’il te faut descendre en toi-même, là où tu crois tout connaître, mais dont tu n’as pas idée. Aller là où tu as peut-être peur d’aller.

Ose…

Ose le voyage vers qui tu es vraiment ! Ose le chemin qui te mènera là où souffle la vie en toi ! C’est là que tu me trouveras, humain, dit Dieu.

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