Pierre de fondation, qu’as-tu à nous dire?

Jeter les fondations

Cette prédication se fonde sur le récit des Actes des Apôtres, chapitre 4. Après avoir guéri un mendiant boiteux au nom de Jésus, Pierre et Jean sont entourés par une foule nombreuse venue les écouter. L’enseignement sur la résurrection des morts agace les oreilles de certains religieux, au nombre desquels, il y a les sadducéens.

Excusez-moi, chers Amis ! Est-ce que quelqu’un connaît bien l’architecture de ce temple ? Parce que je cherche quelque chose de très important. Quelque chose sur quoi asseoir toute ma réflexion ce matin : la pierre de fondation de ce temple. Vous savez, la pierre d’angle. Est-ce que vous savez où elle se trouve ? A quel angle ? Celui-ci ? Celui-là ?

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Au micro

Ce lundi matin, mon interview par la radio bilingue Canal3 de Bienne a été diffusée (à écouter, ça dure 5 minutes 22). Il s’agissait de répondre aux questions du journaliste Jérôme Favaretto à propos de mes débuts à La Neuveville : premières impressions, activités, projets…

Allô? C’est la radio…

Le premier contact s’est fait par téléphone jeudi matin. La radio s’intéresse à moi parce que je suis (très) actif sur les réseaux sociaux. Je suis pris un peu de court. On discute et je réponds à quelques questions, alors que je suis dans la rue. Des questions pour débroussailler et baliser un peu l’entretien qui sera enregistré dans les murs de Canal3 le lendemain.

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Culte de Pâques : Silence !…

Job 2, 11-13 Puis les trois amis se sont assis par terre avec Job pendant sept jours et sept nuits. Aucun ne lui a parlé. En effet, ils voyaient que sa souffrance était très grande.

Évangile selon Marc 16, 1-8 Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Silences pluriels

Sans doute devrais-je me taire moi aussi!

Oui, chers Amis, j’aurais certainement tout intérêt à laisser le silence nous parler devant l’incroyable de ce matin.

On connaît ce proverbe : « Si la parole est d’argent, le silence est d’or. » Alors, laissons pour un instant la place au silence ici et en nous-mêmes. [Pause]

Mais, il faut bien dire quelque chose. Vous êtes venus sans doute pour entendre quelque chose. Alors, je me risque, tout en sachant qu’il y a des silences qui parlent au-delà de tous les mots, de tous les maux. Il y en a des silences qui disent la présence sincère et l’écoute attentive. Il y a des silences qui disent la sympathie, la compassion, l’amitié, l’amour aussi.

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Des pierres. Oui mais de chair !

Qu’est-ce qu’on regarde?

Les images n’auront échappé à personne. Ce lundi soir, tous les projecteurs étaient braqués sur les deux tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris, comme à une autre époque sur les Twin Towers. Les journaux télévisés en ont fait leur une. Cet incident a occupé toute la place, à tel point que l’allocution du chef de l’État a été annulée et reportée à des lendemains flamboyants.

Mais qu’est-ce qu’on regarde au fait ? Qu’est-ce qu’on nous oblige à regarder, à contempler ? Un incendie. Ne sommes-nous pas soudain surpris à être voyeurs ? Pourquoi cet incendie focalise-t-il tous les regards ? Est-ce parce qu’il touche un haut lieu de la religion catholique française ? Est-ce parce que nous sommes au début de la Semaine Sainte ? Est-ce parce qu’on croyait Notre-Dame indestructible, puisqu’elle avait résisté au temps et à ses affres ?

On s’inquiète au passage des risques pour nos édifices religieux. Et si…

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Bonjour, Monsieur le Diacre

Depuis un mois que je suis engagé dans la paroisse de La Neuveville, une chose m’a étonné : le mot « diacre » n’appelle pas de questions… Ou pas encore. Comme si, dans l‘Église réformée Berne-Jura-Soleure, ce ministère était aussi connu et reconnu que celui de pasteur. La lecture de certains textes législatifs m’a prouvé que ce n’est pas si simple… Mais bon.

Monsieur le Diacre, comme Monsieur le Pasteur

Étonnant ? Oui, pour moi qui viens de l’Église réformée évangélique du Canton de Neuchâtel. Chaque fois que je disais : « Je suis diacre », un soulèvement de sourcil annonçait une question : « Et c’est quoi ? » Dans un billet, j’ai montré le malaise qui était le mien devant cette interrogation.

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Grâce à Dieu

Tout est vrai… Tragiquement vrai !

L’histoire, le nom des protagonistes. Tout est véridique. Et même certaines répliques à l’image de « Grâce à Dieu, les faits sont prescrits. » Des mots qui ont soulevé l’indignation et pour cause, on parle d’enfants abusés par certains de ceux à qui ont les a confiés… en toute confiance. Je dis bien : certains.

Le film n’est pas d’abord le procès de l’Église catholique, mais d’un homme. C’est la quête du pardon, la reconnaissance d’une enfance blessée, de conséquences qui ne cicatrisent pas.

Le film, ce sont des parcours de vies mis à nus, écorchés, à chair vive. On n’en ressort pas indemne.

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Des questions nourrissantes pour notre foi

Pour le culte de ce 4e dimanche du temps de carême, j’ai choisi de méditer sur le texte du jour : la multiplication des pains, telle qu’elle est rapportée par l’Évangile de Jean (6, 1-15). Dans ma réflexion, il y a eu des questions, une surtout qui est revenue, obsédante. Je l’ai alors pétrie et laissé lever comme la pâte du pain avant de l’enfourner. Je l’ai ensuite partagée comme un morceau de bon pain :

QUI ES-TU ?

Chers Amis,

Voilà un texte nourrissant, et pas seulement parce qu’il parle de pain, mais parce qu’il ouvre à des questions. Des questions ont nourri ma réflexion. Une en particulier. Une question jamais posée dans ce texte, mais qui est revenue souvent dans mon esprit. Une question que j’ai pétrie. Que j’ai laissé lever comme la pâte du pain avant de le mettre au four. Une question que je partage avec vous comme une bouchée de bon pain.

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Je suis un colibri (et ça soulage)

Depuis quelques jours, je suis en train de lire « Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre » de Fabrice Midal. J’y ai découvert la légende du colibri. Je vous la partage, racontée par Pierre Rabhi.

Certainement qu’elle n’aurait pas déplu au Rabbi Jésus, cette légende :   « Chacun est appelé à faire sa part ! » À l’heure de la mobilisation pour sauver le climat, et des rassemblements de toutes sortes, elle prend encore une autre dimension.

On pourrait être tenté de céder au découragement : sauver le monde n’est pas à ma portée, j’en suis bien incapable ! Il en va de même de l’éradication de la violence et du mal, de l’injustice, des fléaux qui ébranlent notre monde. Bien sûr que je suis incapable de sauver le monde. Mais est-ce une raison pour se résigner ? Pour abandonner ? Pour ne rien faire ? N’avons-nous pas à ressembler au colibri qui fait sa part : quelques gouttes d’eau versées avec opiniâtreté sur un incendie.

Faire sa part, ce n’est pas être le Christ, le Sauveur du  monde, mais c’est se mettre en route à sa suite, faire ce qui est possible, à notre portée, avec nos moyens et conscient de nos limites.

Alors, Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre comme un colibri. Vous verrez, ça soulage !

Source de l’image d’en-tête : pixabay.com

Je prie donc je suis

Une impulsion

Sur son blog, le pasteur Marc Pernot répond à un internaute qui affirme qu’il ne peut pas prier, ne reconnaissant pas Dieu comme une réalité. Le pasteur interroge et s’interroge sur « Dieu » et sur « prier ». Lisez sa réponse complète ici. J’ai beaucoup aimé l’humilité du théologien au-delà des réponses dogmatiques, institutionnelles ou toutes faites. Son éclairage a alors alimenté ma propre réflexion et a questionné mon rapport à la prière.

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Sois le Bienvenu !

Ce dimanche, premier du temps de carême, a marqué mon « entrée officielle » dans la paroisse réformée de La Neuveville, en qualité de diacre. Un ministère ouvert, parce que peu (re)connu dans l’Eglise bernoise, mais les choses sont en train de bouger positivement. Un ministère à géométrie variable qui évoluera au gré des besoins, des attentes et des envies. Ce dimanche, j’ai poussé la porte de ma nouvelle paroisse…

La maison ouverte

Une maison ouverte, avec une porte grande ouverte.
C’est une invite,
Un signe amical.
Sois bienvenu-e !

Voici le début de la première méditation du carnet de méditations 2019 « Se renouveler » de la Campagne œcuménique de Carême. La tenture réalisée par l’artiste allemand Uwe Appold, visible en tête de ce billet, source)  agrémentée des mots de Hildegard Aepli montre en son centre une maison avec une ouverture, une porte ouverte, invitant à y pénétrer ou à en sortir.

Un début ouvert

Une porte entrouverte ou grande ouverte. Des seuils à franchir et à dépasser aussi parfois. Des maisons dont on sort et dans lesquelles on entre. Des sonnettes à presser ou à tirer, des poignées à tourner ou à appuyer. Il y a aussi les passerelles pour passer au-dessus des séparations. Ce fut le thème de la prédication du pasteur John Ebbutt, basée sur le début de l’Évangile de Marc (1, 21-35) lors du culte qui m’a accueilli et présenté à La Neuveville.

Un mot qui ouvre

Et un mot, celui qu’on dit quand on accueille des invités. Un mot que j’ai adressé sur le pas de la porte de la Blanche-Eglise peu avant le culte : Bienvenu ! Un mot qu’on m’a adressé en guise d’au-revoir : Bienvenu !… Et merci.

Une attention gourmande a marqué cette nouvelle étape : Les Pavés de La Neuveville. Un régal pour l’amateur de chocolat que je suis…

Cela fait vraiment du bien de se sentir accueilli à portes grandes ouvertes, attendu peut-être… Un nouveau départ plein de promesse !