Je prie donc je suis

Une impulsion

Sur son blog, le pasteur Marc Pernot répond à un internaute qui affirme qu’il ne peut pas prier, ne reconnaissant pas Dieu comme une réalité. Le pasteur interroge et s’interroge sur « Dieu » et sur « prier ». Lisez sa réponse complète ici. J’ai beaucoup aimé l’humilité du théologien au-delà des réponses dogmatiques, institutionnelles ou toutes faites. Son éclairage a alors alimenté ma propre réflexion et a questionné mon rapport à la prière.

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Sois le Bienvenu !

Ce dimanche, premier du temps de carême, a marqué mon « entrée officielle » dans la paroisse réformée de La Neuveville, en qualité de diacre. Un ministère ouvert, parce que peu (re)connu dans l’Eglise bernoise, mais les choses sont en train de bouger positivement. Un ministère à géométrie variable qui évoluera au gré des besoins, des attentes et des envies. Ce dimanche, j’ai poussé la porte de ma nouvelle paroisse…

La maison ouverte

Une maison ouverte, avec une porte grande ouverte.
C’est une invite,
Un signe amical.
Sois bienvenu-e !

Voici le début de la première méditation du carnet de méditations 2019 « Se renouveler » de la Campagne œcuménique de Carême. La tenture réalisée par l’artiste allemand Uwe Appold, visible en tête de ce billet, source)  agrémentée des mots de Hildegard Aepli montre en son centre une maison avec une ouverture, une porte ouverte, invitant à y pénétrer ou à en sortir.

Un début ouvert

Une porte entrouverte ou grande ouverte. Des seuils à franchir et à dépasser aussi parfois. Des maisons dont on sort et dans lesquelles on entre. Des sonnettes à presser ou à tirer, des poignées à tourner ou à appuyer. Il y a aussi les passerelles pour passer au-dessus des séparations. Ce fut le thème de la prédication du pasteur John Ebbutt, basée sur le début de l’Évangile de Marc (1, 21-35) lors du culte qui m’a accueilli et présenté à La Neuveville.

Un mot qui ouvre

Et un mot, celui qu’on dit quand on accueille des invités. Un mot que j’ai adressé sur le pas de la porte de la Blanche-Eglise peu avant le culte : Bienvenu ! Un mot qu’on m’a adressé en guise d’au-revoir : Bienvenu !… Et merci.

Une attention gourmande a marqué cette nouvelle étape : Les Pavés de La Neuveville. Un régal pour l’amateur de chocolat que je suis…

Cela fait vraiment du bien de se sentir accueilli à portes grandes ouvertes, attendu peut-être… Un nouveau départ plein de promesse !

 

 

Le carême, j’en veux… J’en veux pas !

À l’occasion de l’entrée dans le carême, je publie à nouveau ce billet déjà paru sur un autre blog. Il fait aussi écho à ma lecture quotidienne :

Lorsque vous jeûnez, n’ayez pas, comme les hypocrites, une mine triste. Pour bien montrer à tout le monde qu’ils jeûnent, ils prennent des visages défaits.  Vraiment, je vous l’assure : leur récompense, ils l’ont d’ores et déjà reçue !
Toi, au contraire, si tu veux jeûner, parfume tes cheveux et lave ton visage pour que personne ne se rende compte que tu es en train de jeûner. Que ce soit un secret entre toi et ton Père qui est là dans le lieu secret. Alors ton Père, qui voit ce qui se fait en secret, te le rendra.

Matthieu 6, 16-18

Si le carême, c’est jeûner, juste pour avoir faim et ressentir des crampes, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est faire un peu plus de place à l’essentiel,
alors, j’en veux bien de ce carême-là.

Si le carême, c’est renoncer à tout, juste pour avoir bonne conscience, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est revivifier ma relation à moi-même, à l’autre et à Dieu (dans le désordre) dans l’intimité de la méditation et de la prière,
alors j’en veux bien de ce carême-là.

Si le carême, c’est imposer le silence, juste pour ne pas dire n’importe quoi, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est se mettre à l’écoute dans la joie partagée et dans la rencontre (même silencieuse),
alors j’en veux bien de ce carême-là.

Cahier-Décharge

À quelques jours de mon entrée en fonction dans ma nouvelle paroisse, le conseil paroissial et moi-même nous sommes entendus sur le cahier des charges, car cela se fait partout ainsi. Il s’agit d’énumérer les tâches qui seront les miennes, les objectifs à atteindre et d’estimer le temps consacré pour chaque activité. Jusque-là, il n’y a rien d’étonnant… Cela se fait partout ainsi. Est-il besoin de rappeler que la compréhension du « diacre » est différente d’une Église romande à l’autre ?

Mais, à la fin, il y a eu une remarque : « Et si on parlait plutôt de  « Cahier-Décharge ? » » Et pourquoi pas finalement ? Cela m’a fait réfléchir.

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Donne-moi la foi, Seigneur

Donne-moi la foi, Seigneur,
Oh, pas celle qui pourrait déplacer les montagnes
Mais celle qui me permettra de vivre aujourd’hui
Dans la confiance de ta présence.

Donne-moi la foi, Seigneur,
Oh, pas celle qui ressusciterait les morts
Mais celle qui m’aidera à traverser les heures sombres
Dans la confiance de ta présence.

Donne-moi la foi, Seigneur,
Oh, pas celle qui me ferait croire que rien n’est impossible
Mais celle qui m’encouragera à faire mon possible
Dans la confiance de ta présence.

Donne-moi la foi, Seigneur,
Oh, pas celle qui me donnerait toutes les réponses,
Mais celle qui soutiendrait mes questions et mes doutes
Dans la confiance de ta présence.

Chocolat, café et diaconat

Le chocolat et le café sont des invitations à la rencontre et au partage. Tous deux sont des occasions de s’arrêter et de prendre le temps, ou son temps, pour s’accueillir, s’écouter, trouver des intérêts communs et favoriser l’échange. De plus, tous deux seraient bons pour la santé. Et je ne parle même pas ici des goûts et saveurs qu’on déguste. Alors pourquoi s’en priver ?

Et le café, c’est encore ce lieu où se côtoient les générations, où sont les gens, par habitude. C’est l’endroit où l’on cause, rompant ainsi sa solitude.

Le diaconat n’est pas très éloigné de tout cela : je le conçois comme une invitation, ou plusieurs, à se rencontrer que ce soit dans le cadre paroissial mais aussi plus largement. Se rencontrer, cela veut dire se reconnaître et se respecter, s’accueillir et s’accepter sans autre condition, parce que le Dieu de Jésus-Christ a accueilli de manière inconditionnelle et nous invite à faire de même. Découvrir ensemble le  goût de la vie, peut-être amer peut-être doux. Il s’agit aussi de prendre du temps pour s’accompagner mutuellement sur un chemin commun à la rencontre de soi et de Dieu. De plus, il se pourrait bien que ce soit bon pour notre santé. Alors pourquoi s’en priver ?

 

Et je me dis que le café et le chocolat pourraient bien m’aider à créer de ces espaces de rencontre, de lancer des invitations et de faire de chaque moment un vrai moment d’humanité, au goût de fraternité et de solidarité.
Car c’est bien à cela que vous comme moi sommes appelés. Pourquoi s’en priver alors ?

 

Pas étonnant, dit Dieu

Pas étonnant, dit Dieu, que nous ne parvenions pas à nous rencontrer.

En haut…

Toi l’humain, tu regardes au mauvais endroit. Plus tu t’élèves hors de toi, plus tu t’éloignes de moi. Tu explores l’horizon, l’au-delà du ciel, de l’univers et du cosmos dont tu n’as même pas idée, dans le secret espoir de me rencontrer, dit Dieu.

En bas…

Alors qu’il te faut descendre en toi-même, là où tu crois tout connaître, mais dont tu n’as pas idée. Aller là où tu as peut-être peur d’aller.

Ose…

Ose le voyage vers qui tu es vraiment ! Ose le chemin qui te mènera là où souffle la vie en toi ! C’est là que tu me trouveras, humain, dit Dieu.