Au micro

Ce lundi matin, mon interview par la radio bilingue Canal3 de Bienne a été diffusée (à écouter, ça dure 5 minutes 22). Il s’agissait de répondre aux questions du journaliste Jérôme Favaretto à propos de mes débuts à La Neuveville : premières impressions, activités, projets…

Allô? C’est la radio…

Le premier contact s’est fait par téléphone jeudi matin. La radio s’intéresse à moi parce que je suis (très) actif sur les réseaux sociaux. Je suis pris un peu de court. On discute et je réponds à quelques questions, alors que je suis dans la rue. Des questions pour débroussailler et baliser un peu l’entretien qui sera enregistré dans les murs de Canal3 le lendemain.

Pourquoi moi?

Pourquoi moi? Parce que vous êtes nouveau à La Neuveville (la présentation radio me fera même passer pour un Neuvillois!) Parce que vous êtes diacre. Je profite au passage de rappeler que la définition du diacre n’est pas consensuelle dans les Églises romandes. Parce que vous êtes sur les réseaux sociaux et tenez un blog (c’est celui que vous lisez).

C’est la troisième fois que je suis approché par les médias. Il y a eu mon portrait à la veille de ma consécration pour l’émission Passerelles de la chaîne CanalAlpha. Et l’année passée, une prise de position autour du carnaval du Locle le samedi-saint.

Hop, au studio…

L’interview se déroule sur les chapeaux de roues : arrivée au studio à 12h10. Salutations d’usage, un verre d’eau, questions-réponses le casque sur les oreilles et devant le micro. Pas le temps de relire mes notes. On y va ! Ça me paraît assez naturel au final. Une seule prise. Une photo devant le logo de la chaîne. Un merci et cette petite phrase  en réponse à ma remarque que je m’attendais à quelque chose de plus difficile: « Vous avez l’habitude de parler, comme un pasteur qui dit sa prédication. » Et un « Au revoir, peut-être à bientôt… » Sortie à 12h30.

Donner de la voix

Cet interview, à l’image d’autres occasions, m’a permis de jouer un rôle qui me va bien, celui de l’interface entre l’Église, ou plutôt de l’une de ses paroisses, et la société, de donner de la voix en entretenant ainsi le dialogue. Il ne s’agit pas pour moi d’être le porte-parole d’une manière de croire ni d’une institution en particulier mais de montrer que je peux, en tant qu' »homme d’Église » (puisque c’est ainsi que la radio m’a présenté), jouer un rôle auprès de mes concitoyens, surtout dans l’ouverture vers les autres.

En m’écoutant, je remarque combien je place la rencontre au cœur même de mon engagement. Parce que c’est là, dans la rencontre, que  je me sens vraiment à ma place et c’est ce qui donne du sens à mon diaconat. C’est là ce qui m’anime et c’est là que je peux tenter d’approcher ce Dieu qui me dépasse, mais qui se révèle dans ce qui est partagé. Et si cela se fait au-delà des murs de l’Église, de ma paroisse, sur les ondes, les écrans ou les lignes d’un journal, et bien tant mieux!

Source de l’image d’en-tête : pixabay.com

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