Au micro

Ce lundi matin, mon interview par la radio bilingue Canal3 de Bienne a été diffusée (à écouter, ça dure 5 minutes 22). Il s’agissait de répondre aux questions du journaliste Jérôme Favaretto à propos de mes débuts à La Neuveville : premières impressions, activités, projets…

Allô? C’est la radio…

Le premier contact s’est fait par téléphone jeudi matin. La radio s’intéresse à moi parce que je suis (très) actif sur les réseaux sociaux. Je suis pris un peu de court. On discute et je réponds à quelques questions, alors que je suis dans la rue. Des questions pour débroussailler et baliser un peu l’entretien qui sera enregistré dans les murs de Canal3 le lendemain.

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Bonjour, Monsieur le Diacre

Depuis un mois que je suis engagé dans la paroisse de La Neuveville, une chose m’a étonné : le mot « diacre » n’appelle pas de questions… Ou pas encore. Comme si, dans l‘Église réformée Berne-Jura-Soleure, ce ministère était aussi connu et reconnu que celui de pasteur. La lecture de certains textes législatifs m’a prouvé que ce n’est pas si simple… Mais bon.

Monsieur le Diacre, comme Monsieur le Pasteur

Étonnant ? Oui, pour moi qui viens de l’Église réformée évangélique du Canton de Neuchâtel. Chaque fois que je disais : « Je suis diacre », un soulèvement de sourcil annonçait une question : « Et c’est quoi ? » Dans un billet, j’ai montré le malaise qui était le mien devant cette interrogation.

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Des questions nourrissantes pour notre foi

Pour le culte de ce 4e dimanche du temps de carême, j’ai choisi de méditer sur le texte du jour : la multiplication des pains, telle qu’elle est rapportée par l’Évangile de Jean (6, 1-15). Dans ma réflexion, il y a eu des questions, une surtout qui est revenue, obsédante. Je l’ai alors pétrie et laissé lever comme la pâte du pain avant de l’enfourner. Je l’ai ensuite partagée comme un morceau de bon pain :

QUI ES-TU ?

Chers Amis,

Voilà un texte nourrissant, et pas seulement parce qu’il parle de pain, mais parce qu’il ouvre à des questions. Des questions ont nourri ma réflexion. Une en particulier. Une question jamais posée dans ce texte, mais qui est revenue souvent dans mon esprit. Une question que j’ai pétrie. Que j’ai laissé lever comme la pâte du pain avant de le mettre au four. Une question que je partage avec vous comme une bouchée de bon pain.

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Sois le Bienvenu !

Ce dimanche, premier du temps de carême, a marqué mon « entrée officielle » dans la paroisse réformée de La Neuveville, en qualité de diacre. Un ministère ouvert, parce que peu (re)connu dans l’Eglise bernoise, mais les choses sont en train de bouger positivement. Un ministère à géométrie variable qui évoluera au gré des besoins, des attentes et des envies. Ce dimanche, j’ai poussé la porte de ma nouvelle paroisse…

La maison ouverte

Une maison ouverte, avec une porte grande ouverte.
C’est une invite,
Un signe amical.
Sois bienvenu-e !

Voici le début de la première méditation du carnet de méditations 2019 « Se renouveler » de la Campagne œcuménique de Carême. La tenture réalisée par l’artiste allemand Uwe Appold, visible en tête de ce billet, source)  agrémentée des mots de Hildegard Aepli montre en son centre une maison avec une ouverture, une porte ouverte, invitant à y pénétrer ou à en sortir.

Un début ouvert

Une porte entrouverte ou grande ouverte. Des seuils à franchir et à dépasser aussi parfois. Des maisons dont on sort et dans lesquelles on entre. Des sonnettes à presser ou à tirer, des poignées à tourner ou à appuyer. Il y a aussi les passerelles pour passer au-dessus des séparations. Ce fut le thème de la prédication du pasteur John Ebbutt, basée sur le début de l’Évangile de Marc (1, 21-35) lors du culte qui m’a accueilli et présenté à La Neuveville.

Un mot qui ouvre

Et un mot, celui qu’on dit quand on accueille des invités. Un mot que j’ai adressé sur le pas de la porte de la Blanche-Eglise peu avant le culte : Bienvenu ! Un mot qu’on m’a adressé en guise d’au-revoir : Bienvenu !… Et merci.

Une attention gourmande a marqué cette nouvelle étape : Les Pavés de La Neuveville. Un régal pour l’amateur de chocolat que je suis…

Cela fait vraiment du bien de se sentir accueilli à portes grandes ouvertes, attendu peut-être… Un nouveau départ plein de promesse !

 

 

Chocolat, café et diaconat

Le chocolat et le café sont des invitations à la rencontre et au partage. Tous deux sont des occasions de s’arrêter et de prendre le temps, ou son temps, pour s’accueillir, s’écouter, trouver des intérêts communs et favoriser l’échange. De plus, tous deux seraient bons pour la santé. Et je ne parle même pas ici des goûts et saveurs qu’on déguste. Alors pourquoi s’en priver ?

Et le café, c’est encore ce lieu où se côtoient les générations, où sont les gens, par habitude. C’est l’endroit où l’on cause, rompant ainsi sa solitude.

Le diaconat n’est pas très éloigné de tout cela : je le conçois comme une invitation, ou plusieurs, à se rencontrer que ce soit dans le cadre paroissial mais aussi plus largement. Se rencontrer, cela veut dire se reconnaître et se respecter, s’accueillir et s’accepter sans autre condition, parce que le Dieu de Jésus-Christ a accueilli de manière inconditionnelle et nous invite à faire de même. Découvrir ensemble le  goût de la vie, peut-être amer peut-être doux. Il s’agit aussi de prendre du temps pour s’accompagner mutuellement sur un chemin commun à la rencontre de soi et de Dieu. De plus, il se pourrait bien que ce soit bon pour notre santé. Alors pourquoi s’en priver ?

 

Et je me dis que le café et le chocolat pourraient bien m’aider à créer de ces espaces de rencontre, de lancer des invitations et de faire de chaque moment un vrai moment d’humanité, au goût de fraternité et de solidarité.
Car c’est bien à cela que vous comme moi sommes appelés. Pourquoi s’en priver alors ?

Source de l’image d’en-tête : pixabay.com