Le carême, j’en veux… J’en veux pas !

À l’occasion de l’entrée dans le carême, je publie à nouveau ce billet déjà paru sur un autre blog. Il fait aussi écho à ma lecture quotidienne :

Lorsque vous jeûnez, n’ayez pas, comme les hypocrites, une mine triste. Pour bien montrer à tout le monde qu’ils jeûnent, ils prennent des visages défaits.  Vraiment, je vous l’assure : leur récompense, ils l’ont d’ores et déjà reçue !
Toi, au contraire, si tu veux jeûner, parfume tes cheveux et lave ton visage pour que personne ne se rende compte que tu es en train de jeûner. Que ce soit un secret entre toi et ton Père qui est là dans le lieu secret. Alors ton Père, qui voit ce qui se fait en secret, te le rendra.

Matthieu 6, 16-18

Si le carême, c’est jeûner, juste pour avoir faim et ressentir des crampes, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est faire un peu plus de place à l’essentiel,
alors, j’en veux bien de ce carême-là.

Si le carême, c’est renoncer à tout, juste pour avoir bonne conscience, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est revivifier ma relation à moi-même, à l’autre et à Dieu (dans le désordre) dans l’intimité de la méditation et de la prière,
alors j’en veux bien de ce carême-là.

Si le carême, c’est imposer le silence, juste pour ne pas dire n’importe quoi, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est se mettre à l’écoute dans la joie partagée et dans la rencontre (même silencieuse),
alors j’en veux bien de ce carême-là.

Source de l’image d’en-tête : pixabay.com

Cahier-Décharge

À quelques jours de mon entrée en fonction dans ma nouvelle paroisse, le conseil paroissial et moi-même nous sommes entendus sur le cahier des charges, car cela se fait partout ainsi. Il s’agit d’énumérer les tâches qui seront les miennes, les objectifs à atteindre et d’estimer le temps consacré pour chaque activité. Jusque-là, il n’y a rien d’étonnant… Cela se fait partout ainsi. Est-il besoin de rappeler que la compréhension du « diacre » est différente d’une Église romande à l’autre ?

Mais, à la fin, il y a eu une remarque : « Et si on parlait plutôt de  « Cahier-Décharge ? » » Et pourquoi pas finalement ? Cela m’a fait réfléchir.

Continuer la lecture de « Cahier-Décharge »

Donne-moi la foi, Seigneur

Donne-moi la foi, Seigneur,
Oh, pas celle qui pourrait déplacer les montagnes
Mais celle qui me permettra de vivre aujourd’hui
Dans la confiance de ta présence.

Donne-moi la foi, Seigneur,
Oh, pas celle qui ressusciterait les morts
Mais celle qui m’aidera à traverser les heures sombres
Dans la confiance de ta présence.

Donne-moi la foi, Seigneur,
Oh, pas celle qui me ferait croire que rien n’est impossible
Mais celle qui m’encouragera à faire mon possible
Dans la confiance de ta présence.

Donne-moi la foi, Seigneur,
Oh, pas celle qui me donnerait toutes les réponses,
Mais celle qui soutiendrait mes questions et mes doutes
Dans la confiance de ta présence.

Source de l’image d’en-tête : pixabay.com

Chocolat, café et diaconat

Le chocolat et le café sont des invitations à la rencontre et au partage. Tous deux sont des occasions de s’arrêter et de prendre le temps, ou son temps, pour s’accueillir, s’écouter, trouver des intérêts communs et favoriser l’échange. De plus, tous deux seraient bons pour la santé. Et je ne parle même pas ici des goûts et saveurs qu’on déguste. Alors pourquoi s’en priver ?

Et le café, c’est encore ce lieu où se côtoient les générations, où sont les gens, par habitude. C’est l’endroit où l’on cause, rompant ainsi sa solitude.

Le diaconat n’est pas très éloigné de tout cela : je le conçois comme une invitation, ou plusieurs, à se rencontrer que ce soit dans le cadre paroissial mais aussi plus largement. Se rencontrer, cela veut dire se reconnaître et se respecter, s’accueillir et s’accepter sans autre condition, parce que le Dieu de Jésus-Christ a accueilli de manière inconditionnelle et nous invite à faire de même. Découvrir ensemble le  goût de la vie, peut-être amer peut-être doux. Il s’agit aussi de prendre du temps pour s’accompagner mutuellement sur un chemin commun à la rencontre de soi et de Dieu. De plus, il se pourrait bien que ce soit bon pour notre santé. Alors pourquoi s’en priver ?

 

Et je me dis que le café et le chocolat pourraient bien m’aider à créer de ces espaces de rencontre, de lancer des invitations et de faire de chaque moment un vrai moment d’humanité, au goût de fraternité et de solidarité.
Car c’est bien à cela que vous comme moi sommes appelés. Pourquoi s’en priver alors ?

Source de l’image d’en-tête : pixabay.com

Pas étonnant, dit Dieu

Pas étonnant, dit Dieu, que nous ne parvenions pas à nous rencontrer.

En haut…

Toi l’humain, tu regardes au mauvais endroit. Plus tu t’élèves hors de toi, plus tu t’éloignes de moi. Tu explores l’horizon, l’au-delà du ciel, de l’univers et du cosmos dont tu n’as même pas idée, dans le secret espoir de me rencontrer, dit Dieu.

En bas…

Alors qu’il te faut descendre en toi-même, là où tu crois tout connaître, mais dont tu n’as pas idée. Aller là où tu as peut-être peur d’aller.

Ose…

Ose le voyage vers qui tu es vraiment ! Ose le chemin qui te mènera là où souffle la vie en toi ! C’est là que tu me trouveras, humain, dit Dieu.

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