J’ai vu le visage de Dieu…

… Dans celui d’Armin, de Diane, de Nicolas et des autres.

C’est lors d’un atelier-créatif ce samedi 8 février au temple de Colombier que nous avons été invités à révéler le talent caché en chacun.e de nous.

>> Lire également le billet de Diane Friedli, l’une des organisatrices de cet atelier et blogueuse.

Ce billet n’a pas pour vocation d’expliquer toute la démarche de cet atelier, parce qu’il faut le vivre, mais de partager mes impressions.

Personne n’a jamais vu Dieu. Quel est son visage? Regardez…

Dessiner le visage de son vis-à-vis et le colorier. Pas de recherche de ressemblance ni de perfection, pas de juste ni de faux, pas de palmarès. C’est cela qui est libérateur. Comme M. Jourdain, nous avons fait de la théologie à notre insu. Nous avons tenté de découvrir le(s) visage(s) de Dieu dans la rencontre de ces visages connus ou inconnus. L’Esprit a soufflé sur nos reflets de ces visages qui garderont leur part de mystère. Car, bien sûr, personne ne peut être enfermé dans la seule représentation que l’on s’en fait.

Portrait dessiné par mon vis-à-vis

Révélation: « C’est bon! »

Un autre temps a été le processus de création collectif. Et nous avons assisté à la genèse d’un tableau aux formes, aux couleurs, aux interprétations inattendues, parce que créé par nous toutes et tous. Ici non plus, pas de pression artistique. Tout est bon, tout reste inachevé. D’autres pourront reprendre, plus tard et ailleurs, notre « œuvre » et remplir à leur tour les espaces blancs, discerner d’autres choses, poursuivre la création. Car Dieu vit que tout cela était bon.

Et cette question que l’animateur-artiste Armin instilla dans nos esprits : est-ce que le tableau existait déjà avant que nous le créions et dans ce cas, nous avons été les témoins de sa Révélation (Apocalypse) ou avons-nous été les acteurs d’une Création (Genèse)?

Être Église d’une  manière créatrice

Une chose est certaine: nous avons été Église pendant ce temps, dans notre diversité de générations et de provenances. Avons-nous cherché Dieu ou s’est-Il invité dans notre rencontre? Parce que nous étions là ensemble, Dieu était là, c’est certain. Parce qu’à un moment, nous avons prononcé son nom, il était convoqué.

Est-il encore nécessaire de préciser que l’Église ne se résume pas à ses célébrations où l’assemblée reste habituellement plutôt passive, si ce n’est par le chant et certaines prières?

Ici, lors de cet atelier, chacun.e des participant.e.s a apporté sa touche. Il a donné quelque chose à la totalité, a été un.e acteur.trice d’un processus créatif et qui dit processus dit dynamique. Rien n’est figé, rien n’est fini, comme la Création d’ailleurs. On a aussi eu le droit de transgresser des règles, de manifester son désaccord, parce que la parole appartient à tous, tout comme le tableau. L’image du corps où chacun.e est un membre à part entière m’a frappé.

L’histoire de cette création n’est pas finie

Je suis parti, emportant un peu de ce que nous avons vécu: la joie d’avoir rencontré de visu Armin Kressmann d’abord: Armin existe, je l’ai rencontré! Une autre joie est celle d’avoir fait la connaissance certainement fugace d’hommes, de femmes et de jeunes devenus, le temps de cet atelier, des compagnons et compagnes. Il y a encore l’envie de poursuivre cette démarche en donnant la parole, mais plus encore le geste à l’artiste qui sommeillait en moi. Sans la pression de faire quelque chose de ressemblant, de beau, de juste.

Merci, Armin. Merci à la paroisse de la BARC. Merci à vous toutes et tous. Bonne route; le voyage continue.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais Diane Friedli a consacré la prédication du culte du 16 février à la réflexion à partir de ces tableaux.

L’image d’en-tête donne une petite idée de notre création.

Un autre article à découvrir: Boîte à idées pour non-connectés.

 

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