UN JOUR, LA VIE… 9 courts récits

En octobre est paru, aux Éditions du Sureau, mon recueil UN JOUR, LA VIE… 9 courts récits. C’est une publication à compte d’auteur qui m’a permis de faire la connaissance des deux autres écrivants à ce jour: Daniel Musy et PascalF Kaufmann. Nous préférons ce terme d’écrivants à écrivains pour nous démarquer des auteurs professionnels.

Fausse modestie? Peut-être, mais nous l’assumons.

J’ai également eu recours aux services de l’imprimerie Monney de La Chaux-de-Fonds, dans un souci de proximité et de faible empreinte écologique.

>Lire aussi le billet de Daniel Musy (initiateur des Éditions du Sureau).

>Lire ma présentation sur le site des Édition du Sureau

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Vous prendrez bien un p’tit plaisir…

Tout récemment, une discussion m’amène sur le terrain du plaisir. Déjà la discussion elle-même est plaisir. Quelqu’un me demande si c’est mal d’éprouver du plaisir en admirant un paysage, en mangeant, en dégustant un fruit, ou en ne faisant rien. Je sens comme une ombre de culpabilité à éprouver ces plaisirs somme toute assez simples, alors que beaucoup d’autres en sont privés. J’entends aussi derrière ces mots cette attitude d’austérité et de frigidité que le « croyant » devrait s’infliger pour être un « bon croyant » (c’est encore pire si c’est une croyante).
Ah… Les stéréotypes ont la vie dure.

>> Lire aussi : Le carême, j’en veux… J’en veux pas !

Eh bien, non ! Ce n’est ni mal, ni grave, ni culpabilisant, bien au contraire! Parce que ces plaisirs-là, et les autres, font partie de la vie et donnent du goût à cette vie qui, sans eux, serait invivable, avouons-le. Oui, on peut être croyant et rire, chanter, danser… Et aimer cela. C’est normal!

Et même les plaisirs, qu’on appelle pudiquement de la chair, ne sont pas plus mal non plus, ni interdits d’ailleurs, du moment qu’ils sont consentis (un peu de prévention au passage).

Au cours de la discussion, il m’est revenu ces paroles de l’Ecclésiaste, qui au milieu d’autres propos résignés (Vanité des vanités, tout est vanité et poursuite du vent…), rappelle ceci :

Alors, mange ta nourriture avec joie, bois ton vin de bon cœur, car depuis longtemps, Dieu approuve ce que tu fais. Porte toujours des vêtements de fête et n’oublie jamais de parfumer ton visage. Profite de la vie avec la femme que tu aimes, tous les jours de la courte existence que Dieu te donne sous le soleil. Oui, ta vie est courte, et c’est la part que tu reçois pour le travail que tu fais sous le soleil. (9,7ss)

Et le Cantique des cantiques n’évoque-t-il pas le plaisir de deux amoureux avec poésie? Dégustez, savourez ce texte et vous verrez.

Alors ouiiii, la vie, et Dieu, nous offrent des plaisirs chaque jour. En rédigeant ce billet, je perçois le piaillement d’un oiseau, je profite d’un début de journée ensoleillé, je savoure un café et j’écris. Plus tard, je m’allongerai sur une chaise longue et profiterai d’un moment, sentant le vent et le soleil. Tous ces petits ou grands plaisirs feront que cette journée sera belle pour vous comme pour moi. Et je dis MERCI, tout simplement. Et je complète souvent ce Merci par une prière ou une pensée à toutes les personnes pour qui la vie n’est ni facile, ni plaisante.

Allez, je vous laisse découvrir ce qui vous fait plaisir.

Je vous quitte en vous laissant encore ces mots de Saint-Augustin :

Aime Dieu et fais ce que tu veux.

Du moment que l’amour est au commencement de tout…

Alors, chers lecteurs et lectrices : Carpe diem!

Source de l’image : Pixabay.com

L’Église, c’est plus que ce qu’on croit. Et tant mieux!

Au fait, c’est quoi l’Église? Il vaudrait la peine, un jour, de faire un micro-trottoir à ce sujet. Et qu’est-ce que j’attends pour le faire?

L’Église, c’est…

L’Église, ce peut être d’abord un édifice, au milieu du village, évidemment.

L’Église, c’est une institution confessionnelle : catholique, réformée, orthodoxe, évangéliques (au pluriel, tant la diversité est grande) et j’en passe (pardon…)

L’Église, c’est une communauté composée de ceux qui lui donnent vie par leurs engagements personnels, leur soutien moral et financier (à part les cantons de Genève et Neuchâtel, ils n’ont pas vraiment le choix). Ceux qui y sont mais sans attaches et qui n’ont pas voulu ou pensé la quitter. Ceux qui y restent pour de nombreuses bonnes (ou mauvaises) raisons. Et tous les autres aussi.

L’Église, c’est elle qu’on appelle un jour parce qu’on veut faire baptiser son enfant, bénir son mariage ou dire adieu à un proche.

Ça, c’est celle qu’on voit. Mais ça n’est pas que ça.

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Grâce à Dieu

Tout est vrai… Tragiquement vrai !

L’histoire, le nom des protagonistes. Tout est véridique. Et même certaines répliques à l’image de « Grâce à Dieu, les faits sont prescrits. » Des mots qui ont soulevé l’indignation et pour cause, on parle d’enfants abusés par certains de ceux à qui ont les a confiés… en toute confiance. Je dis bien : certains.

Le film n’est pas d’abord le procès de l’Église catholique, mais d’un homme. C’est la quête du pardon, la reconnaissance d’une enfance blessée, de conséquences qui ne cicatrisent pas.

Le film, ce sont des parcours de vies mis à nus, écorchés, à chair vive. On n’en ressort pas indemne.

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Cahier-Décharge

À quelques jours de mon entrée en fonction dans ma nouvelle paroisse, le conseil paroissial et moi-même nous sommes entendus sur le cahier des charges, car cela se fait partout ainsi. Il s’agit d’énumérer les tâches qui seront les miennes, les objectifs à atteindre et d’estimer le temps consacré pour chaque activité. Jusque-là, il n’y a rien d’étonnant… Cela se fait partout ainsi. Est-il besoin de rappeler que la compréhension du « diacre » est différente d’une Église romande à l’autre ?

Mais, à la fin, il y a eu une remarque : « Et si on parlait plutôt de  « Cahier-Décharge ? » » Et pourquoi pas finalement ? Cela m’a fait réfléchir.

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