L’unité n’est ni une option ni une évidence

Traditionnellement, du 18 au 25 janvier, les Églises entrent dans la Semaine de prières pour l’Unité des chrétiens, soutenue notamment par le Conseil œcuménique des Églises (COE). Présentation et édition 2020.

Une occasion de rappeler que l’appel à l’unité est christique (Jn 17,21). Et qu’il n’est ainsi ni une option (à choix) ni une évidence (à accepter).

Que tous soient un.

J’aimerais ici partager mon expérience de l’œcuménisme tel que je l’ai vécu d’abord, tel que je le vis et tel que je le rêve.

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À la marge(lle)

Il y a quelques jours, l’une de mes collègues diacre, Anne-Sylvie Martin, a publié un post sur Facebook dans lequel elle relate un échange où elle a essayé de montrer la différence entre diacres et pasteurs. C’est une question qui m’accompagne depuis ma formation et qui, je dois l’avouer, n’a pas encore trouvé de réponse convaincante.

Le post est drôle parce que l’interlocuteur de Madame le/la diacre a confondu diacre et fiacre. Comme on est tout-terrain et en route, ça peut se comprendre. D’ailleurs, la paroisse réformée de Val-de-Travers a concrétisé cette association d’idées par le projet Église en route. Bravo!

Plus sérieusement, ma collègue explique qu’il y a une formation différente et que nous les diacres sommes davantage appelés aux marges de l’Église. Et je me demande justement ce qui est (encore) au cœur de l’Église aujourd’hui? Le Christ, me répondrez-vous, et vous aurez raison, surtout à quelques jours de Noël. Mais, un récent débat de l’émission Forum de la RTS revenait sur la désaffection des protestants. Et sur son blog, Philippe Golaz, un autre estimé confrère, se demande pourquoi rester dans une Église en déclin?

Alors, est-ce que c’en est fini de l’Église? Non, je suis convaincu que nos Églises, celle réformée à laquelle j’appartiens, et les autres ont pour mission de soigner aussi les marges. Le message que nous portons par nos paroles en chaire a à être traduit en actes, en gestes auprès de tous ceux qui ne sont pas là le dimanche matin. Nous avons quelque chose à partager avec ceux et celles qui souffrent d’une parole dite un jour, par un « chrétien bien pensant », notamment et qui a fait plus de mal que de bien. Nous avons à répondre présent à ceux et celles qui veulent parler de foi, de spiritualité, de doutes, de questions existentielles mais qui ne veulent pas aller sonner chez un pasteur ou un prêtre installé. Rassurez-vous, il existe des possibilités de vivre sa spiritualité dans un cadre différent de celui du culte dominical. Je prends un exemple parmi d’autres tirés de l’excellente initiative du site spiritualites.ch de regrouper sous une seule adresse des offres de spiritualités protestantes: les célébrations Oasis Nomade où des ateliers offrent des manières diverses de vivre et d’exprimer sa spiritualité. Un rendez-vous à la marge de nos cultes. Et c’est très bien.

Mais une question me revient: est-ce toujours nous qui apportons. Et si nous recevions, nous professionnels et bénévoles de nos Églises, quelque chose de précieux de la part de ceux que nous rencontrons dans les marges justement.

C’est ce que je vis à La Margelle, lorsque j’accueille celles et ceux qui nous contactent pour aborder ensemble ce qui fait leur quotidien. Le site de La Margelle consacre d’ailleurs une page sur ce que nous appelons « Spirituel », peut-être pour rassurer les « écorchés de la foi ». La margelle est aussi le muret d’un puits où il fait bon se reposer.

C’est aussi ce que je vis en tant que bénévole à La Lanterne, l’aumônerie de rue en Ville de Neuchâtel et proche voisine de La Margelle. Je vis de belles tranches d’humanité, parfois au ras des pâquerettes, mais c’est cela pour moi rejoindre chacun dans son unicité. Oui, on peut prier pour la paix dans le monde et la justice universelle, c’est très bien. Mais on peut aussi s’arrêter pour écouter celui ou celle qui ne comprend pas pourquoi certains services sociaux ne lui fichent pas la paix ou qui est convaincu que la justice est mal foutue!

En ce temps de presque Noël, c’est dans la marge que Jésus vient naître, au milieu d’animaux puants, avec une mangeoire tarabiscotée et une couverture de paille et ce sont nos églises plus ou moins bien chauffées, plus ou moins confortables, qui résonneront au son de cantiques de circonstances.

Pour une part non négligeable de personnes que je rencontre tout au long de l’année, ceux des marges, les « marginaux » comme on les appelle, Noël sera un jour comme un autre, un peu plus terne peut-être, mais je crois que l’amour de Dieu les rejoint d’une manière ou d’une autre. Et si c’était par nous? Comment? Soyons créatifs…

UN JOUR, LA VIE… 9 courts récits

En octobre est paru, aux Éditions du Sureau, mon recueil UN JOUR, LA VIE… 9 courts récits. C’est une publication à compte d’auteur qui m’a permis de faire la connaissance des deux autres écrivants à ce jour: Daniel Musy et PascalF Kaufmann. Nous préférons ce terme d’écrivants à écrivains pour nous démarquer des auteurs professionnels.

Fausse modestie? Peut-être, mais nous l’assumons.

J’ai également eu recours aux services de l’imprimerie Monney de La Chaux-de-Fonds, dans un souci de proximité et de faible empreinte écologique.

>Lire aussi le billet de Daniel Musy (initiateur des Éditions du Sureau).

>Lire ma présentation sur le site des Édition du Sureau

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La gratuité, tout simplement et rien de plus

Un réveil et des pousses vertes qui croissent

La semaine dernière, nous avons vécu la 4e édition du Théo-Café 99 minutes. C’est une occasion offerte à chacun et chacune prêts à venir discuter et partager à propos d’une citation choisie par les animateurs.

Merci pour la gratuité

Au terme de la soirée qui dure 99 minutes, l’un des participants nous a remerciés d’offrir un vrai lieu de gratuité autour de cette table,  hors des murs institutionnels.

Cette remarque m’est restée et m’a convaincu, s’il était encore besoin, de la pertinence de la gratuité, surtout aujourd’hui, surtout en paroisse. J’ai déjà eu l’occasion de le rappeler dans ce billet. Mais ce soir-là, la remarque venant d’un participant m’incite à « taper sur le clou ».

> Lire aussiChocolat, café et diaconat.

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Santé!

Santé! trois personnes trinquent. On voit leur ombre mais par leur visage.

Il y a quelques jours, nous avons vécu la 3e édition du Théo-Café 99 minutes. Le principe est simple : on se retrouve pour partager un verre, un café ou autre chose tout en discutant librement autour d’une citation. Je pourrais encore apporter du chocolat à grignoter.

Notre dernière rencontre portait sur la prière. Je ne reviens pas sur nos échanges, mais je vous invite à lire une belle approche de l’importance de la prière pour une communauté dans l’excellent billet du pasteur Philippe Golaz.

Au terme de notre « causerie », nous étions d’accord pour dire que l’important, ce n’est pas tant d’avoir des réponses, d’avoir été convaincant, d’être d’accord ou non. L’important, c’est la rencontre.

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