3 août 2021
Etang de la Gruère

Sur les bords de l’étang

Des airs de paradis. N’ayons pas peur des mots! Quand on se promène aux bords de l’Étang de la Gruère, on a vraiment l’impression de goûter à quelque chose de la sérénité naturelle ou de la Nature (avec un grand N) sereine. À quelques kilomètres de Saignelégier (JU), dans les Franches-Montagnes, le lieu à l’écart du trafic routier, offre une occasion de méditer en marchant.

Commençons d’abord par lire ce que dit le site de Jura-Trois-Lacs à propos de cet endroit :

Réserve naturelle d’importance nationale, l’Etang de la Gruère est un havre de paix et un paradis pour les amoureux de la nature. Le sentier aménagé tout autour vous invite à la découverte de sa faune et de sa flore particulières.

Site Jura-Trois-Lacs

Les mots ne sont pas galvaudés. On s’y sent bien.

Ayant laissé la voiture au parc, nous traversons la route et rejoignons l’étang par un chemin et un ponton de bois à travers de hautes herbes. Arrivés là, sur les rives, on s’arrête. Les mots nous ont manqué : « C’est magnifique ! » Le ciel se mire dans l’onde. La cime des sapins apparaît d’abord dans le miroir du lac, les nuages donnent un blanc laiteux à l’eau. On se sent vite poète.

LEtang de la Gruère
Un havre de paix aux airs de paradis

Le chemin pédestre est bien marqué. On n’est rarement seuls. On croise, dépasse et rejoint d’autres marcheurs et marcheuses. On attend que l’un ait pris la photo. On se salue sans se connaître, parfois d’un grüezi! Les haltes sont fréquentes pour admirer ce qui s’offre à nos yeux. On prend le temps. Le paysage change : tantôt au bord de l’eau, tantôt dans la forêt, à découvert ou sous la canopée. Chaque contour offre un autre point de vue.

Si on laisse le vent nous murmurer des mots d’il y a longtemps, on pourrait bien entendre ceux du Livre des Commencements :

Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l’herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
Genèse 1, 11-12

Un lieu propice à la méditation
Et Dieu vit que cela était bon!

Des panneaux didactiques expliquent la formation de cet étang et qu’il est creusé dans une tourbière. Cela n’est pas sans rappeler le paysage du Bois des Lattes ou du Sentier des Tourbières des Ponts-de-Martel. Ceci explique cela. On trouvera de plus amples informations sur le site du Centre Naturel des Cerlatez.

En parcourant la portion de chemin dans la forêt, je prends conscience du temps qu’il a fallu à ce lieu pour être ce qu’il est aujourd’hui. Les sapins et autres bouleaux sont les témoins d’une longue histoire. Je dis bouleaux, n’étant pas certain que le vocable Biolles soit connu dans le Jura, mais peut-être.

Le paradis des bouleaux
Bouleau – ou Biolle – au bord de l’étang.

Entre lac et troncs, je pense encore à l’image de l’arbre, notamment celle du Psaume premier :

Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,
Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui la médite jour et nuit!
Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu’il fait lui réussit.
Psaume 1, 1-3

La balade permet de nombreuses pauses, des haltes bienvenues, au soleil ou à l’ombre, sur la berge ou sur une pierre. Il peut arriver que le dormeur soit dérangé par des canards curieux ou en recherche de nourriture. On peut bien sûr pique-niquer à l’envi, tout en prenant soin de ne pas laisser ses déchets derrière soi.

📺 À voir le reportage du 19h30 du 12 mars 2021.

J’aime particulièrement ces contrastes, ces tronçons de chemins dans la verte forêt, où il fait un peu plus frais, même si la majorité de la balade se fait sous la frondaison. On regarde où on met les pieds pour ne pas trébucher sur une racine à fleur de terre.

Chemin dans la forêt
Regardez où vous mettez les pieds. Le chemin est tortueux

Sans se presser, en prenant le temps et le pas du Promeneur émerveillé, le tour de l’Étang peut dépasser l’heure, mais l’itinéraire est vraiment facile et adapté aux familles. Les enfants iront de découvertes en découvertes.

Parvenus à notre point de départ, et après la nourriture spirituelle, nous ressentons le besoin de calmer nos estomacs; il est près de midi. Nous nous installons sur la terrasse de l’Auberge de la Couronne, au lieu-dit La Theurre, à la sortie de Saignelégier. C’étati le temps où les restaurants étaient encore ouverts. La cuisine y est excellente, locale et de saison. Je recommande le Burger de la Theurre.

L'Auberge de la Couronne
Une halte incontournable à deux pas de l’Étang de la Gruère

Profitant encore du soleil de cet automne (car nous avons fait cette balade le dimanche du Jeûne), dégustant le café, je repense à l’Ecclésiaste, car tout peut devenir source de méditation :

Il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail; mais j’ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu.
Qui, en effet, peut manger et jouir, si ce n’est moi? Car il donne à l’homme qui lui est agréable la sagesse, la science et la joie…
Ecclésiaste 2, 24-26

Je ne sais pas si nous avons vu la main de Dieu, mais nous avons vu les beautés de la Création, la Nature dans ses plus beaux atours. Et cela nous a réjoui le cœur, l’âme et l’esprit, en mettant nos soucis et préoccupations du moment un peu à l’écart.

Une réflexion sur « Sur les bords de l’étang »

  1. Et à ta prochaine balade dans le coin, tu pourrais aller voir l’étang des Royes. Beaucoup plus sauvage. Et surtout moins couru les jours de grande affluence à la Gruère 😉

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