Théo-Café 99 minutes

      • Il s’agit du premier projet que j’ai initié dans la paroisse réformée de La Neuveville. Le propos n’est pas de tirer un bilan après une première édition, mais de revenir sur la réflexion et l’évolution de cette idée.

Tout part d’un livre…

C’est en parcourant Les maîtres-mots de l’Évangile. Petit dictionnaire pour mieux comprendre le Nouveau Testament de Pierre Prigent que l’idée naît. L’auteur développe ainsi une trentaine de mots des Évangiles. Je me demande comment ces mots sont compris aujourd’hui par nos habitués qui les entendent régulièrement lors de cultes. Résurrection, pardon, péché… Est-ce que cela parle encore aujourd’hui?

Partageant cette idée avec d’autres, quelqu’un répond : « On pourrait faire un café-philo… Il y a eu un projet mais qui ne s’est pas concrétisé jusqu’à présent. »

Un café-philo, ça veut dire que la discussion s’étend à un groupe plus large que le « club du dimanche », c’est une bonne idée. Qu’elle a lieu dans un café public, c’est une autre bonne idée.  Ça veut dire aussi rencontre et convivialité.

Lire aussi : Chocolat, café et diaconat Continuer la lecture de Théo-Café 99 minutes

L’Église, c’est plus que ce qu’on croit. Et tant mieux!

Au fait, c’est quoi l’Église? Il vaudrait la peine, un jour, de faire un micro-trottoir à ce sujet. Et qu’est-ce que j’attends pour le faire?

L’Église, c’est…

L’Église, ce peut être d’abord un édifice, au milieu du village, évidemment.

L’Église, c’est une institution confessionnelle : catholique, réformée, orthodoxe, évangéliques (au pluriel, tant la diversité est grande) et j’en passe (pardon…)

L’Église, c’est une communauté composée de ceux qui lui donnent vie par leurs engagements personnels, leur soutien moral et financier (à part les cantons de Genève et Neuchâtel, ils n’ont pas vraiment le choix). Ceux qui y sont mais sans attaches et qui n’ont pas voulu ou pensé la quitter. Ceux qui y restent pour de nombreuses bonnes (ou mauvaises) raisons. Et tous les autres aussi.

L’Église, c’est elle qu’on appelle un jour parce qu’on veut faire baptiser son enfant, bénir son mariage ou dire adieu à un proche.

Ça, c’est celle qu’on voit. Mais ça n’est pas que ça.

Continuer la lecture de L’Église, c’est plus que ce qu’on croit. Et tant mieux!

Des pierres. Oui mais de chair !

Qu’est-ce qu’on regarde?

Les images n’auront échappé à personne. Ce lundi soir, tous les projecteurs étaient braqués sur les deux tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris, comme à une autre époque sur les Twin Towers. Les journaux télévisés en ont fait leur une. Cet incident a occupé toute la place, à tel point que l’allocution du chef de l’État a été annulée et reportée à des lendemains flamboyants.

Mais qu’est-ce qu’on regarde au fait ? Qu’est-ce qu’on nous oblige à regarder, à contempler ? Un incendie. Ne sommes-nous pas soudain surpris à être voyeurs ? Pourquoi cet incendie focalise-t-il tous les regards ? Est-ce parce qu’il touche un haut lieu de la religion catholique française ? Est-ce parce que nous sommes au début de la Semaine Sainte ? Est-ce parce qu’on croyait Notre-Dame indestructible, puisqu’elle avait résisté au temps et à ses affres ?

On s’inquiète au passage des risques pour nos édifices religieux. Et si…

Continuer la lecture de Des pierres. Oui mais de chair !

Grâce à Dieu

Tout est vrai… Tragiquement vrai !

L’histoire, le nom des protagonistes. Tout est véridique. Et même certaines répliques à l’image de « Grâce à Dieu, les faits sont prescrits. » Des mots qui ont soulevé l’indignation et pour cause, on parle d’enfants abusés par certains de ceux à qui ont les a confiés… en toute confiance. Je dis bien : certains.

Le film n’est pas d’abord le procès de l’Église catholique, mais d’un homme. C’est la quête du pardon, la reconnaissance d’une enfance blessée, de conséquences qui ne cicatrisent pas.

Le film, ce sont des parcours de vies mis à nus, écorchés, à chair vive. On n’en ressort pas indemne.

Continuer la lecture de Grâce à Dieu

Je suis un colibri (et ça soulage)

Depuis quelques jours, je suis en train de lire « Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre » de Fabrice Midal. J’y ai découvert la légende du colibri. Je vous la partage, racontée par Pierre Rabhi.

Certainement qu’elle n’aurait pas déplu au Rabbi Jésus, cette légende :   « Chacun est appelé à faire sa part ! » À l’heure de la mobilisation pour sauver le climat, et des rassemblements de toutes sortes, elle prend encore une autre dimension.

On pourrait être tenté de céder au découragement : sauver le monde n’est pas à ma portée, j’en suis bien incapable ! Il en va de même de l’éradication de la violence et du mal, de l’injustice, des fléaux qui ébranlent notre monde. Bien sûr que je suis incapable de sauver le monde. Mais est-ce une raison pour se résigner ? Pour abandonner ? Pour ne rien faire ? N’avons-nous pas à ressembler au colibri qui fait sa part : quelques gouttes d’eau versées avec opiniâtreté sur un incendie.

Faire sa part, ce n’est pas être le Christ, le Sauveur du  monde, mais c’est se mettre en route à sa suite, faire ce qui est possible, à notre portée, avec nos moyens et conscient de nos limites.

Alors, Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre comme un colibri. Vous verrez, ça soulage !

Source de l’image d’en-tête : pixabay.com