Carême, tentations et une histoire de graines

Nous voici entrés dans le temps de carême, depuis mercredi 18 février. Ces quarante jours nous séparent de Pâques, rappelant les 40 jours de Jésus au désert et les 40 ans d’exode du peuple de Dieu d’Egypte vers la terre promise.

Visiter sa relation à Dieu

Plutôt que d’en faire un temps de privations variées, je préfère aborder ce temps avec une attention particulière à ma relation à Dieu dans la prière, la lecture et la célébration, me souvenant au passage de l’amour sans condition de Dieu pour chacune et chacun, sans exception et qu’il ne dépend pas de mes qualités ni mérites.

Sur le site « Je cherche Dieu », le pasteur Marc Pernot répond à une question autour du carême.

Les tentations

Les lectures proposées en ce premier dimanche de carême étaient les tentations de Jésus rapportées par l’Évangile selon Matthieu.

Sans faire ici une prédication ni une étude de cet épisode bien connu du début du ministère de Jésus, je retiens qu’à chaque interpellation du diable fondée sur les Écritures, Jésus répond par d’autres passages. Cela me fait réfléchir à ce que nous pouvons dire ou faire nous basant sur la bible, convaincus que nous faisons bien. N’est-il pas tentant d’asséner une vérité, la confirmant avec cet argument imparable « La bible dit que… » ? Attention danger !

Dans son éditorial de Réforme du 27 février, Antoine Nouis rappelle les danger de tordre le message de la bible.

Que sait-on de l’effet d’une parole, de la manière dont on la prononce, des arguments qui la portent ? Comment est-elle accueillie, ressentie, entendue ? Aide-t-elle à grandir ? Ou condamne-t-elle ? D’autant plus si elle est justifiée par un texte biblique souvent partiel et sorti de son contexte. Sous couvert de bonnes intentions, elle peut blesser, condamner, enfermer. Personne n’est à l’abri de mots maladroits.

Une histoire de graines

Ma paroisse a fait le choix de célébrer un culte « Terre Nouvelle – Semons l’avenir » en ce premier dimanche de carême. Le texte retenu était celui de la bonne nouvelle selon Marc 4, 30-32:

La parabole de la graine de moutarde

30 Il continua en disant: A quoi comparerons-nous le royaume de Dieu? Par quelle parabole pourrions-nous le présenter? 31 Il en est de lui comme d’une graine de moutarde: lorsqu’on la sème dans la terre, c’est la plus petite des semences du monde. 32 Mais, une fois semée, elle pousse et devient plus grande que toutes les plantes du potager. Il y monte des branches si grandes que les oiseaux du ciel peuvent nicher à son ombre.

Je mets en lien cette histoire avec la parole. Une parole peut ressembler à une graine qu’on plante en terre. Elle est précieuse, porteuse d’avenir, d’espérance. Mais une fois en terre, son devenir m’échappe. Je peux bien sûr arroser la terre et veiller à ce qu’elle ne soit pas dévorée, mais à part cela… Sans qu’on n’y prête attention, elle croît et se développe dans les pensées et le cœur de celle ou celui qui la reçoit; on y pense, on la rumine. Arrive le jour où des effets de cette parole sortiront au grand jour et quelle forme aura-t-elle pris ? Portera-t-elle des fruits, si oui lesquels ? Fera-t-elle entrevoir des reflets du Royaume de Dieu ici et aujourd’hui déjà ? Ou sera-t-elle source de confusion ou de division ?

Tout est lié… Ou presque

Il nous a été donné deux occasions de lier le texte des tentations (qui n’a pas été retenu dans le culte) et les graines. Tout d’abord, autour de la table de communion où nous avons partagé le pain et le vin de la cène, rappel au passage des paroles du Christ à ses disciples. Et ensuite par un temps convivial où nous avons mangé du pain… aux graines. La solennité du repas du Seigneur a laissé la place à l’échange de paroles empreintes d’amitié. Et dans tous ces moments, Dieu se rendait présent, mystérieusement, dans la communion et la communauté.

Loin de l’image d’un carême austère empreint de frustrations, c’est à une fête de la vie donnée et célébrée que j’ai été convié.

Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde

Prédication du culte au temple de Corcelles (NE).
Dimanche 8 février 2026.
Maryclaude Huguenin à l’orgue

Texte biblique du jour : Évangile selon Matthieu 5, 13-16

Prédication

Chers Amis,

Il y a des affirmations qui sonnent comme des évidences. À tel point que lorsque nous les entendons, elles ont ce goût de déjà-vu, déjà entendu. Elles n’éveillent plus, ou si peu, notre curiosité. Tenez, par exemple : « Dieu est Amour » (1 Jn 4,8). Combien de fois l’avons-nous entendue cette phrase, ici ou ailleurs ? Combien de fois nous a-t-elle rassurés, consolés, cette affirmation ? Parce que derrière ces mots, on aperçoit que si Dieu est Amour, il ne peut rien nous arriver de vraiment grave, que même si nous traversons des crises, des déserts, des ruptures, il y aura ce Dieu qui est Amour au-dessus de tout. Et c’est vrai ! Mon propos n’est pas de remettre en cause cet Amour avec un A majuscule. Non, bien sûr ! Mais, avons-nous déjà pris le temps, vraiment le temps, de nous interroger sur ce que cela peut signifier ? Dieu fait preuve d’un amour qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, tout ce que notre conscience peut envisager, tout ce que notre intelligence peut se représenter. Je crois que, comme le dit le poète des psaumes : « Une telle connaissance est trop extraordinaire pour moi » (Ps 139,6).

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Un pari sur l’avenir

Une comparaison entre croyants et gardes forestiers au temple de Bevaix le dimanche 29 juin 2025.

📖 Livre de la Genèse 2, 4-9 et Evangile selon Luc 18, 1-8

Alain Rouvinez à l’orgue

Chers Amis,
S’il y a un métier pour lequel j’ai beaucoup d’admiration, c’est celui de gardes forestiers. Ils ont quelque chose du médecin, veillant sur un système vivant, à l’écoute de sa santé, de son évolution, de ses maux, prodiguant les bons soins et préservant la vie.

Un pari sur l’avenir

Mais la raison qui me fait avoir de l’admiration est celle-ci : le garde forestier prend des décisions aujourd’hui pour demain et souvent, il ne verra pas s’il a eu raison. Parce qu’un arbre, une forêt, demandent du temps pour croître : 50, 100, 200 ans, plus encore. Ainsi, le garde forestier fait un pari sur l’avenir. Il passe en quelque sorte le relai à la génération suivante. Et les gardes forestiers d’aujourd’hui s’occupent et prennent soin des arbres plantés par ceux des générations précédentes.

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Pour une Église du seuil

Présentation lors de l’assemblée plénière de la Conférence Diaconie Suisse le 11 novembre 2024 à Neuchâtel. À cette occasion, j’ai été approché pour parler de la diaconie à partir de mon expérience du terrain aux représentant·es des Églises réformées cantonales de Suisse.

Mesdames et Messieurs, chers Membres de l’assemblée plénière,

Merci de me donner l’occasion de m’adresser à vous lors de cette assemblée de la Conférence Diaconie Suisse dans le Canton de Neuchâtel. C’est un honneur et une joie d’être là avec vous. J’aimerais me présenter en quelques mots avant de vous partager quelques réflexions autour de la diaconie en partant de ma propre expérience de terrain.

Je m’appelle Jean-Marc Leresche et je suis diacre de l’Église réformée évangélique du Canton de Neuchâtel et je partage mon emploi du temps entre deux engagements : la responsabilité de la Lanterne, le lieu d’accueil de l’aumônerie œcuménique de rue en Ville de Neuchâtel et le catéchisme des préadolescents et adolescents. Deux activités qui se rejoignent dans le sens où je travaille en équipe avec des collègues, bénévoles et de jeunes moniteurs, où j’accompagne des adultes et des jeunes qui n’ont pas forcément d’implication ni de parcours dans l’Église ; je pourrais parler de « distancés » de nos institutions. Et j’ajouterais encore : deux engagements où la foi s’exprime d’abord dans sa manière d’être et d’accueillir plutôt que dans des discours sur la foi. Et enfin, deux engagements qui m’enrichissent humainement.

Comment me présenter ?

J’ai réfléchi à la manière de m’adresser à vous. J’ai alors fait le choix de commencer par ma réalité du terrain, celle de la Lanterne. Pour cela, je ne suis pas venu seul. Me voici accompagné de quelques-uns de nos visiteurs à qui j’ai donné la parole, écoutons-les : « La Lanterne, c’est un lieu de vie où il est possible de faire des rencontres variées et enrichissantes, où la bonne humeur, la confiance et l’écoute sont de mise. L’ambiance y est décontractée, les animateurs très sympathiques. La Lanterne, ça me fait penser à la Chanson pour l’Auvergnat de Georges Brassens : Toi, l’Auvergnat, qui sans façon, m’as donné quatre bouts de bois quand dans ma vie il faisait froid… Quatre bouts de pain quand dans ma vie, il faisait faim.’ C’est un bel endroit accueillant et chaleureux, où il est possible de se poser et ça compte ! On y vient comme on est, pas besoin de montrer patte blanche. Quand on se sent seul, on y trouve une proximité qu’on ne trouve pas ailleurs. C’est une porte ouverte en cas de coup dur. On peut se plaindre sans peur d’être jugé, et cela compte aussi. »

À lire aussi le journal Reflets de la Lanterne 2-2022.

Je retiens ces quelques mots qui donnent du sens à mon engagement et à celui de la douzaine de bénévoles qui donnent de leur temps et de leur personne à mes côtés :

Rencontres et confiance

La Lanterne est un lieu où se rencontrent des parcours de vie souvent chaotiques, mais au cours desquels nous pouvons découvrir une force de vie, la capacité à rebondir, à trouver un nouveau départ, l’élan pour faire le petit pas de plus. C’est un lieu où la confiance se tisse avec le temps. Et c’est précieux et fragile la confiance, il faut en prendre soin et elle ouvre à la confidence.

L’ambiance

À la Lanterne, on vit la vie avec toutes ses couleurs et nuances. On y rit, on y pleure, on y discute de ses problèmes, on cherche un début de solution et l’ambiance « bistrot » aide à s’y sentir bien. Assis autour d’un petit-déjeuner, d’un bircher, d’une soupe ou d’une salade, qui sont pour certains le premier repas de la journée, on parle de la vie. Quelqu’un a dit un jour : « Ici, à la Lanterne, vous avez le temps de nous écouter, c’est pas comme au café. »

Se poser

Trouver un lieu accueillant, des personnes qui le sont tout autant, ça aide quand il fait froid dehors et dans la vie. Prendre un peu de temps ou beaucoup pour donner la place à chacun, pour déposer aussi le fardeau dans la discussion, la confidence ou la prière.

Une porte ouverte

La Lanterne est une porte ouverte à chacun et chacune. Après 21 ans d’existence, elle est encore connotée « lieu pour les marginaux » et j’aimerais que cela puisse évoluer et que la Lanterne devienne une maisonnette de quartier, car avec une capacité de 15-20 places, on ne peut pas trop rêver.

Une communauté

La Lanterne, ce sont d’abord des visiteuses et visiteurs, des hôtes, des amis… Autant de mots pour éviter ceux de « bénéficiaires » ou d’« usagers ». Elles et ils sont près d’une centaine à franchir le seuil chaque mois. Il y a la douzaine de bénévoles qui se relaient par deux au fil des trois ouvertures hebdomadaires, afin d’accueillir, écouter et servir nos visiteurs. Il y a l’animateur de rue qui se rend présent en ville et fait le lien avec la Lanterne. Il y a le comité de l’association Dorcas qui veille aux aspects administratifs du fonctionnement de notre lieu. Et il y a les trois Églises du canton : réformée, catholique-romaine et catholique-chrétienne qui soutiennent ce lieu d’accueil au cœur de la ville. Ensemble, nous formons une communauté vivante où la dimension spirituelle n’est pas oubliée, puisque notre lieu dispose d’une chapelle et où nous terminons chaque permanence par un temps de prière et de méditation, ouvert à celles et ceux qui le souhaitent. Nous donnons ainsi vie à une communauté « en marge de nos Églises du dimanche matin ». Certains de nos hôtes m’ont dit : « La Lanterne, c’est mon église ! » Et les absents ne sont pas oubliés, mais ont leur place dans nos prières communes.

Une église comme je la rêve

J’aimerais vous faire une confidence, puisque nous sommes entre nous. J’aime cette Église, j’aime cet engagement au plus près des seuils de la société, parce que je crois qu’au travers des visages, des personnes et des histoires, j’ai entrevu quelques reflets du visage de Dieu et de son action dans nos vies. Pas de grandes révolutions, mais de petites révélations ô combien essentielles : retrouver un peu de confiance, oser le pas suivant, faire un choix parfois difficile, mais salutaire…

J’aime cette manière d’accueillir et d’être accueilli dans la convivialité, sans étiquette (ou en les enlevant), en essayant de ne pas trop juger, ni trop vite, en découvrant de belles personnes, de recevoir des confidences de vie et sentir en ce lieu et entre nous un esprit de paix et d’accueil.

À lire aussi : « La diaconie est l’avenir de l’Eglise » – Diaconie Suisse

Des lieux similaires

Je ne vous apprendrai rien, en vous disant que la Lanterne n’est pas une exception et que de nombreux lieux similaires existent en Suisse. Nous en avons eu un panorama francophone lors de la Journée diaconale romande à Lausanne, au mois de février dernier. À La Chaux-de-Fonds, « La Cascadelle » est un autre lieu d’accueil pour le Haut du Canton de Neuchâtel. Et cela me réjouit profondément. Ces lieux, chacun avec sa spécificité et sa réalité, sont une manière d’être et de faire Église. J’aimerais ici remercier toutes les personnes qui s’y engagent et vous, chères Déléguées et chers Délégués, de soutenir de telles actions.

À lire aussi : Lieux présentés lors de la Journée diaconale romande.

L’existence de ces lieux pose aussi la question de la précarité et de la mendicité dans notre pays et la manière de la prendre charge. Cela est une vaste question, mais je me réjouis de constater que les Églises sont partenaires des associations laïques actives dans ce domaine et des autorités politiques.

Notre spécificité

Qu’est-ce qui distingue la Lanterne et les lieux similaires d’un bistrot ou d’une maison de quartier ? Ma réponse sera la dimension spirituelle qui s’exprime déjà dans notre manière d’accueillir, de s’engager, car nous ne sommes jamais seuls. Nous avons la certitude que Dieu nous accompagne dans nos engagements. Il permet que la parole se libère, il ouvre des chemins possibles. C’est là ma conviction et la nôtre.

Dans nos lieux, nous pouvons aussi aborder les questions en lien avec la foi, l’Église, Dieu sans tabou, ce qui n’est pas forcément le cas ailleurs. Comme nous travaillons en réseau avec d’autres associations, celles-ci peuvent orienter leurs hôtes vers la Lanterne pour des questions qui les dépassent. Nous n’aurons pas forcément les réponses, mais nous pourrons cheminer avec la question et c’est déjà pas mal. Et à notre tour, nous pouvons proposer une aide par un service plus spécifique.

Conclusion

Je conclus en relevant deux citations bibliques qui sont le cœur de mon engagement et que je partage avec les bénévoles, le comité et les Églises :

La première :

Que veux-tu que je fasse pour toi ?

reprenant la question de Jésus à l’aveugle Bartimée (Mc 10, 46-52).

L’importance de laisser la liberté à l’autre, de lui donner l’espace pour dire ses besoins, ses attentes. Bien sûr, il est plus facile et rapide de décider pour lui pour elle, mais on prendra alors certainement une mauvaise décision.

La seconde citation :

Il ne faut pas que notre amour consiste uniquement en discours et en belles paroles ; ce doit être un véritable amour qui se manifeste par des actes. (1 Jean 3,18).

Si nous sommes là, c’est aussi pour apporter une aide concrète et matérielle, sous la forme de nourriture ou de bons Migros, pour ce qui concerne La Lanterne. L’Évangile, cette bonne nouvelle, s’enracine aussi dans le quotidien le plus ordinaire et nous avons à accueillir des demandes de soutien et à y répondre avec discernement, c’est aussi un exercice difficile.

Nous le savons bien, n’est-ce pas, la diaconie, c’est le cœur et la main tendus vers l’autre. À la Lanterne, comme ailleurs, j’en suis convaincu.

Rencontrer, faire un bout de chemin, accueillir, écouter, soutenir, voilà ce qui donne du sens à mes engagements.

Arrivé au terme de ma réflexion aujourd’hui, je n’ai évidemment pas fait le tour de la question, mais j’ai souhaité partager avec vous ce qui m’anime, ce que j’ai découvert depuis 4 ans que je suis à la Lanterne.

Alors, comme je l’ai déjà maintes fois expérimenté, c’est par la discussion que nous nous enrichissons, je serais heureux de poursuivre avec vous par un temps de réactions.

Qu’attendez-vous ?


Prédication lors de la célébration oecuménique sur la Place de la Liberté de La Neuveville le dimanche 26 juin 2022. La thématique retenue était l’attente : « Vous êtes attendus », telle était l’invitation donnée largement ce jour-là.

« Et vous, qu’attendez-vous de moi ? » C’est la question que j’ai posée à mes collègues lors de la préparation de cette célébration oecuménique. Pour toute réponse, il y a d’abord eu un long silence. Puis, cette proposition : « Et si tu nous parlais des attentes de Dieu ? » Merci les collègues ! La réponse à cette question n’était de loin pas évidente. Et j’aurais pu lire des livres de théologie, pour tenter d’esquisser une réflexion sans doute compliquée. Mais j’ai préféré puiser quelques pistes à partir de mes expériences vécues, et notamment de mon engagement à La Lanterne, l’aumônerie de rue oecuménique en Ville de Neuchâtel. Et en y réfléchissant, il m’est venu ce texte biblique :

Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu’il était venu de Dieu et qu’il retournait vers Dieu. Il se leva de table, quitta ses vêtements et prit un linge qu’il mit autour de sa taille. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de la taille (…)

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit ses vêtements, se remit à table et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, car je vous ai donné un exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique.

Évangile de Jean 13, 3-5.12-17

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